La production solaire n’est pas automatiquement l’économie réalisée sur la facture. Un suivi utile sépare production, importation et injection sur le réseau. Ce guide documenté traite des données d’une installation déjà correctement réalisée. Il n’explique ni travaux électriques ni modification des limites d’injection et ne vaut pas autorisation d’installation dans différents pays.
1. Choisissez la question avant le capteur
| Question | Données nécessaires |
|---|---|
| Combien produit l’installation maintenant ? | Puissance active instantanée en W |
| Combien a-t-elle produit aujourd’hui ? | Énergie en Wh ou kWh sur la période |
| Quelle part est autoconsommée ? | Production et injection sur des périodes identiques |
| Quelle économie financière ? | Autoconsommation, tarif réel d’achat et éventuelle rémunération de l’injection |
L’onduleur seul ne voit normalement pas toutes les charges du logement. Sans mesure supplémentaire au bon endroit, sa production ne prouve pas l’autoconsommation. La consommation d’une prise n’est pas non plus celle de toute la maison.
2. Une solution locale concrète : APsystems EZ1
Home Assistant propose une intégration APsystems pour les micro-onduleurs EZ1. Sa documentation couvre interrogation locale, puissance actuelle et production cumulée. Cela ne garantit pas la prise en charge de toutes les gammes APsystems. Vérifiez le modèle exact avant achat.
Selon la documentation, activez l’API locale et sélectionnez le fonctionnement local continu. Selon le modèle, la configuration utilise l’application du fabricant en Bluetooth ; inscription au cloud et mode local peuvent être liés. Notez l’état initial et les conséquences documentées avant de modifier une association existante. Ajoutez ensuite APsystems dans Home Assistant via Paramètres → Appareils et services → Ajouter une intégration.
Commencez par la lecture seule. L’intégration expose aussi des commandes de marche et de limite de puissance, inutiles pour un graphique de production. Laissez-les inchangées. La documentation avertit d’une usure liée aux changements de limite trop fréquents sur certains matériels anciens. Le suivi ne justifie pas ces écritures.
3. Une alternative pour les Hoymiles compatibles : OpenDTU
OpenDTU est un projet libre existant pour communiquer avec les onduleurs Hoymiles pris en charge. Il propose notamment MQTT et la découverte Home Assistant. Inutile de créer un connecteur cloud spécifique pour obtenir un graphique.
La liste des onduleurs OpenDTU mentionne par exemple HM-800-2T avec NRF24L01+ et HMS-800-2T avec CMT2300A. Elle exclut explicitement les modèles à Wi-Fi intégré portant un W, tels que HMS-xxxW. Clarifiez ces différences avant d’acheter une DTU.
Consultez la liste actuelle, la famille exacte et le matériel radio requis. La marque Hoymiles ne suffit pas. Changer une carte du tableau de bord ne rend pas compatible une DTU de mauvaise génération radio. Pour débuter, une configuration documentée, compatible et maintenue compte plus qu’un kit bon marché mal identifié. Aucun prix ni stock fixe n’est affirmé ici.
4. Utilisez les bonnes unités dans le tableau Énergie
Ajoutez l’énergie produite comme source solaire dans les paramètres énergétiques. Sélectionnez une entité d’énergie adaptée, pas la puissance instantanée par erreur. La documentation solaire Home Assistant explique les solutions de mesure et d’intégration. Les travaux sur tableau électrique ou transformateurs de courant nécessitent une compétence professionnelle qualifiée.
W mesure une puissance instantanée ; kWh, une énergie dans le temps. Exemple illustratif, pas rendement mesuré : 400 W constants pendant deux heures donnent 0,8 kWh. Avec un ensoleillement variable, il faut intégrer la puissance réelle dans le temps. Une mesure à midi ne s’extrapole pas à toute la journée.
Vérifiez unités, classe d’appareil, statistiques et comportement du compteur dans la documentation. Un compteur journalier se réinitialise, contrairement à un total cumulé. Ne modifiez pas aveuglément les métadonnées pour faire apparaître un capteur. Si seule la puissance est disponible, utilisez une intégration temporelle adaptée et comprenez l’échantillonnage ainsi que les interruptions.
5. Validez les données avant de décorer le tableau
- Comparez plusieurs valeurs actuelles avec l’affichage local ou l’application du fabricant, en tenant compte des intervalles d’actualisation différents.
- Observez un changement de jour complet : fuseau horaire et remise à zéro sont-ils corrects ?
- Examinez l’état pendant une panne réseau ou appareil. Indisponible ne signifie pas zéro watt mesuré.
- Après un redémarrage normal, vérifiez la continuité de l’énergie cumulée sans pics artificiels.
- Signalez les lacunes des rapports au lieu d’inventer la production manquante.
6. Évaluez autoconsommation et automatisation avec réalisme
Sans batterie et avec des périmètres de mesure identiques, l’énergie photovoltaïque autoconsommée peut être approchée par la production moins l’injection correspondante. Batteries, autres sources et périodes différentes modifient le calcul. Multiplier la production quotidienne par le tarif électrique n’est donc souvent pas l’économie réelle.
Commencez par une notification lorsque la production se maintient de façon plausible, plutôt que de modifier automatiquement l’onduleur. Les charges pilotées nécessiteront ensuite durées minimales, hystérésis et comportement défini en l’absence de données. Les charges liées à la sécurité ne doivent pas dépendre d’un graphique incomplet.
Conclusion : établissez une liaison compatible, de préférence locale ; vérifiez unités et périmètres de mesure ; analysez ensuite. Un simple graphique de kWh fiables vaut mieux qu’un tableau sophistiqué aux économies erronées. Prix, règles d’injection et rémunérations doivent être vérifiés séparément pour le pays concerné.
